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C'est ce que j'aurais voulu faire ce matin, lorsque j'ai su que nous ne visiterions pas la maison tant espérée. Me recroqueviller dans un coin, c'est ce que j'aurais voulu faire ce matin, pour pleurer. Mais je n'ai pas pu. Mon Petit Prince me regardait, il espérais tant d'attention. Mais, il n'a pas sourit. Peut être ressentait-il mon désarroi. Il a été sage, m'a laissé seule avec moi-même. Me recroqueviller pour pleurer, je n'ai pas pu. Malgré notre recherche intensive de maison depuis décembre, malgré l'avalanche de refus vis à vis de notre situation. Je n'ai pas pu.

Si je m'étais recroquevillée dans un coin pour pleurer, je n'aurais pas pleuré pour ma maison. J'aurais versé des larmes pour une amie qui as perdu son père il y a un mois, tant de larmes pour tous les enfants malades que j'ai croisé à l'hôpital, pour la maladie d'Alzheimer qui ronge chaque jour la mémoire du grand père de mon Homme. J'aurais pleuré pour toutes ces femmes qui ne peuvent enfanter et tous ces enfants délaissés par leurs parents.

Alors au fond c'est quoi une maison? C'est quoi une maison face à tout cela? Un fantasme? Une utopie? Surement la case manquante de cette belle affiche de publicité qui est la nôtre. Cette vision du bonheur qui veut que je sois la femme, la maîtresse et la mère parfaites. Que le Bébé ne pleure jamais et fasse ses nuits dès la sortie de la maternité. Cette vision qui veut que nous ayons deux enfants, un chien, une belle voiture, une carte bleue toujours bleue voir bien dorée et que nous vivions dans un pavillon.

Face à toutes les misères du monde, cette maison est un magnifique mensonge.

Tag(s) : #Humeurs

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