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C'est vrai, je ne vous ai pas parlé de mon "magnifique" séjour à la maternité. Il aurait pu être parfait, seulement....

La recette du pétage de plombs à la maternité.

... seulement, je n'ai pas voulu écouter ma mère (ni la puéricultrice d'ailleurs!). Bon, je pose le décor maintenant: ce qui a transformé mon paradis en enfer, ce sont les visites. Pour le reste, tout s'est très bien déroulé. Dans mes plans, j'avais préparé des horaires à respecter. Chacun son heure, pas tous en même temps pour voir notre Petit Prince. Les deux premiers jours étaient réservés à la famille, le deux d'après aux amis proches. Oui, mais voila tout ne s'est pas déroulé comme je le pensais. Pour moi, une visite raisonnable dure une demi heure, voir 45 minutes pour la famille. Je pensais, à tort, que les gens pouvaient cogités seuls et comprendre que j'étais fatiguée. Oui, un accouchement s'est crevant!

Le premier jour s'est plutôt bien passé. Même si j'ai accouché à 20h15 le samedi, que je n'avais quasiment pas dormi et que les visites ont commencé le dimanche à midi. La famille de l'Homme est venue en première comme s'était prévu. Ils ont passé un temps raisonnable avec nous, chacun profitant du petit bout. Ma famille (excepté mon grand-père qui n'a pas pu se libérer) est arrivée tard et n'est donc restée que peu de temps avec moi et le petit. C'était presque idyllique.

Le deuxième jour, c'était complètement l'inverse. J'avais prévu ma mère et ma sœur à 14h, un ami et sa famille à 15h30, mon grand-père qui n'avait alors pas encore vu le Petit Prince à 17h30. J'avais hâte qu'il le rencontre, car mon grand père est très fier d'avoir eu un arrière petit-fils. Ma belle-mère m'avait dit qu'elle repassait "vite fait" avec sa fille et sa mère. Les choses se faisant, ma mère et ma sœur passent, puis s'en vont. Mon ami et sa famille arrivent, les larmes aux yeux (ils revenaient d'un enterrement). La grand-mère de l'Homme arrive également... C'est là que le cauchemar commence. Ma "belle-grand-mère" a voulu s'approprier le Petit Prince et ne m'a pas laissé un seul instant de répit pour parler à mes amis. Eux, plutôt gentils ont vécu cette situation sans broncher. Moi, je commençais à cogiter. Est arrivée ensuite ma belle-mère (la mère de l'Homme et non la femme de mon père hein!) accompagnée de sa fille. La petite à 6 ans, alors imaginez la situation. Tout comme ma "belle grand-mère", elle s'est approprié le petit sans rien me demander et m'a tapé la discut' alors que je l'avais vu la journée d'avant. Nos amis, choqués de la situation se sont mis à l'écart, ont observé la scène... de loin. Du fond de la chambre en faite! L'Homme n'a pas osé dire "Stop!" à sa famille de peur de les froisser... Et puis sont arrivés mes grands-parents, et j'ai vu dans le regard de mon grand-père à quel point il était déçu de voir tant de monde. Je donne alors le Petit Prince à mon Papy chéri pour qu'il en profite un peu, l'installant sur un fauteuil dans un coin de ma chambre, juste à coté de mon lit.

A ce moment précis, nous étions 12 dans cette chambre pas plus grande qu'une chambre du CROUS . Et là, l'impensable s'est produit (je vous préviens c'est cruel!) : ma belle-mère a pris mon Petit Prince des bras de mon grand-père, pour prendre des photos, l'éloignant aussi de moi car elle se promenait dans la chambre slalomant entre les autres visiteurs. J'ai eu soudainement envie de pleurer mais je me suis retenue. L'Homme, énervé de la situation, et pensant donner le bon exemple est parti avec notre ami proche. Les parents et la sœur de cet ami ont rapidement suivi le pas, éreintés... Bouleversés par l'enterrement et par ce qu’il se produisait dans cette chambre. Ma belle-mère, sa mère et sa fille étaient là depuis 15h30 . Quand elles ont daigné me rendre mon Bébé, elles se sont mises à parler dans un coin de la chambre entre elles, la petite sœur de l'Homme s'impatientant sur mon lit. Et plus je parlais fort , et plus elles braillées comme si je les gênais. Elles sont finalement parties à 18h10 , comme s'il ne s'était rien passé. Me laissant un goût amer de leur passage.

C'est à ce moment là que j'ai commencé à pleurer, m'excusant auprès de mes grands parents. M'excusant du non respect des autres... Ma grand-mère a su me réconforter , mon grand père est resté une quinzaine de minutes après le départ de ma belle-famille. J'étais déçue, frustrée, vidée de ma journée. Depuis 15h, je n'avais pas pu me rendre à la salle de bain afin de me prodiguer les soins nécessaires après l'épisiotomie. J'ai profité de la présence de mes grands parents pour leur laisser le Petit Prince le temps d'aller aux toilettes. Puis, ils sont partis. Et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Mon Homme est revenu vers 19h30 avec notre ami, je pleurais encore. J'ai alors expliqué cet après midi si difficile à gérer, il a appelé son père pour lui faire part de la situation. Son père fait parti des gens qui comprennent ce genre de choses. Il était désolé pour moi.

Le pire dans cette histoire, c'est que cette nuit là je n'ai pas pu dormir un seul instant. Mon bout de chou pleurait sans cesse. J'ai appelé à l'aide, j'ai sonné la puéricultrice de garde. Elle m'a gentiment expliqué que le Petit a cru que je l'avais abandonné, car il n'avait pas perçu ma voix dans cet après midi infernal, pas senti mon odeur. Il m'avait totalement perdu, et était en train de libérer tout le stress de la journée. Il a même fait des gestes de rejet quand j'ai essayé de le toucher. Cela m'a fait beaucoup de peine. J'ai eu le cœur brisé, véritablement.

Le lendemain matin, j'ai appelé tous les visiteurs qui devaient passer dans la journée et le lendemain. J'ai décommandé tout le monde. Pour ceux qui ont voulu venir quand même, le temps de visite était restreint à 15 minutes. C'était bien mieux comme ça. Aujourd'hui, je me demande encore si j'accepterais les visites si jamais nous devions avoir un deuxième enfant. Très sincèrement, je n'ai plus envie de revivre ça.

Tag(s) : #maternité

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