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On parle souvent, trop souvent de la peur de l'accouchement, des jours à la maternité, du plaisir d'avoir un nouveau-né. Mais jamais, au grand jamais, de ce qu'il se passe ensuite. Et, selon moi, avant de parler de procréation, on devrait d'abord prévenir, parce que vraiment on ne s'y attends pas. Je parle des premières nuits de Bébé. Cette douce illusion que toutes les futures mamans ont eu, moi la première, que ce ne serait pas si dur. Mais, maintenant, avec le recul je peux l'exprimer: Avoir un enfant c'est difficile! Surtout pour celles comme moi qui étaient des grandes dormeuses. En faite, moi, j'ai cru que j'allais mourir, que ma vie s'arrêtait là. J'ai pensé que les sorties n'allaient être que de doux souvenirs, que mes heures de tranquillité allaient servir à dormir, que je ne verrais plus jamais le jour... J'ai commencé à prévenir toutes mes copines et ma soeur. "La maternité c'est ne vivre qu'à travers l'enfant, ne plus dormir, ne plus avoir le temps de se faire les ongles, adopter les baskets ou les ballerines pour toujours, perdre sa vie sociale. Mais c'est ce qu'il y a de plus beau au monde". Quel paradoxe!

J'ai envie de crier "Victoire!"

Et puis, doucement, une infime lueur d'espoir a pointé le bout de son nez. Minuscule, je vous dit, mais de l'espoir quand même. Cela fait environ deux semaines que le Petit Prince fait ses nuits. Par nuit, je veux dire (et j'insiste!) 23h-8h. C'est le bonheur retrouvé, la tranquillité aussi. Alors, aujourd'hui j'ai envie de crier "Victoire!". Je ne suis plus réveillée à peine endormie, je n'angoisse plus à chaque fois que je vais me coucher. Même s'il pleure encore de 21h à 22h30. Mais ce n'est pas grave! Les tensions s'éteignent et je suis heureuse de voir qu'avec le Papa tout va mieux. Il prend un peu plus son rôle de Papa au sérieux, me laissant le temps de me faire les ongles ou de me choisir une jolie tenue pour sortir. Oui, parce qu'on sort de nouveau maintenant, à trois bien sûr, mais ça fait vraiment du bien.

J'ai tellement eu peur de lâcher prise il y a quelques semaines, je ne voyais plus le bout du tunnel, j'ai eu peur pour mon couple aussi. Mais maintenant, je redeviens optimiste et tout à l'air de me sourire de nouveau. Même mon Homme se laisse aller à la pensée d'avoir un petit deuxième "un jour". Alors que nous pensions il y a encore deux semaines qu'il serait surement fils unique.

Nous sommes heureux.

"Ne dites pas que le bonheur est éphémère. Le bonheur n'est pas éphémère. Le bonheur ne se finit pas, il se rectifie."

Lolita Pille

Tag(s) : #maternité

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