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C'est comme si on parlait de moi.

Je ne sais pas vous, mais moi, hier soir j'ai regardé "Un heureux événement" sur France 2. Force est de constater que je me suis carrément reconnue dans ce film. Et je trouve le constat plutôt malheureux. Malheureux parce que pendant le film, les pensées ont fusé dans ma petite tête et j'ai pleuré sur mon propre sort. Je n'ai pas fait de baby blues après la naissance du Petit Prince, mais j'ai vécu hier soir 1h30 de dépression post-accouchement. Le Petit Prince est né il y a un mois et deux semaines et je me sens totalement fatiguée, épuisée, vidée.

Et comme dans le film, l'Homme n'y est pas pour rien. Parce que lui est constamment fatigué par son travail et j'ai l'impression que je n'ai pas le droit de me plaindre. Pas le droit d'en avoir marre, pas le droit de laisser le Bébé pleurer deux minutes le temps de me poser. J'ai parfois l'impression d'être la bonne à la maison, je ne sors pas ou peu. Je ne vis que par procuration. J'ai parfois envie de dire à mon cher et tendre qu'il est un très bon compagnon, qu'il sera surement un très bon mari mais qu'il n'est pas le père que j'avais imaginé pour notre enfant. Je sais, la réflexion est dure, les mots comme des aiguilles qui le piqueraient au cœur. Et finalement, je m'abstiens de lui faire part de mon ressenti. Parce que c'est vrai, lui aussi doit être crevé.

Alors, de peur qu'il manque d'affection et peut être aussi pour donner mon affection à quelqu'un je sur-protège mon petit bout... je le couvre de câlins, de bisous et de cadeaux. Et parfois j'ai l'impression qu'on est plus que tous les deux, le Bébé et moi, et que plus rien ne compte autour de nous. Même pas son Papa. C'est difficile de penser ça, mais ça m'a déjà traversé l'esprit.

C'est vrai, au départ, on était deux: l'Homme et moi. Et je l'aime. Et je l'aimais. Je ne pourrais pas vivre sans lui. Mon Amour, mon Ami, mon Amant, mon Parfait. Mais je le déteste en tant que père. Je déteste le fait qu'il soit agacé par ses pleurs, qu'il lui donne le biberon que lorsque je le contrains, qu'il est du mal à lui changer sa couche. Alors que moi, j'assume tout, toute seule à longueur de journée et de nuit.

On ne nous avait pas prévenu que se serait si difficile d'être des parents unis. Et on se prends la claque en pleine figure maintenant. Mais on essaye de survivre à cette difficulté, coûte que coûte. Parce que rien ne vaut l'amour commun que nous avons à donner à notre Petit Prince. Et que lui n'y es pour rien!

Tag(s) : #maternité

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