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Samedi 22 Mars 2014: C'est le jour J. C'est sur je vais le rencontrer aujourd'hui. La sage-femme vient me chercher à 10 heures, j'envoie un message à l'Homme pour qu'il me rejoigne directement dans la salle d'accouchement. Je ne bougerais plus de cette salle jusqu'à l'arrivée du Petit Prince. Je retrouve mon élève sage-femme du Jeudi avec une sage-femme formatrice que je ne connais pas encore mais qui m'inspire vite confiance. Elle est jeune et parle facilement. Elle m'explique tout, absolument tout ce que je vais subir dans la journée, me pose le monitoring, me demande si je souhaite la péridurale et enfin m'examine. Le col n'a pas bougé depuis la nuit: 2 doigts. C'est long c'est vrai mais je suis heureuse car je suis certaine de voir mon Bébé dans la journée. L'Homme arrive et je lui explique que je n'ai jamais été hospitalisé et que j'ai vraiment peur de la perfusion. Car oui, on me déclenche par perf'. Je commence à trembler à l'idée que l'on va me "trouer le bras". Mon Homme me tient la main, la sage-femme formatrice me rassure , l'élève pique et toute la petite équipe est super. On me donne des infos sur l'avancement et je n'ai plus peur. Puis on commence les injections de syntocinon . Je vois sur le monito et je ressens dans mon dos des contractions plus régulières. Le travail est vraiment en place maintenant. D'une contraction toutes les 5 minutes, je passe à une contraction toutes les 2 minutes. Mais je gère très bien la douleur, je me sens bien. A midi, les sage-femmes vérifient mon col: 3 doigts. ça avance! La douleur augmente, un ami arrive pour tenir compagnie à l'Homme, car le travail est vraiment long et l'Homme n'étant pas patient, il va régulièrement se promener dans la maternité. 14h: La sage-femme formatrice rompt ma poche des eaux et des contractions intenses me font m'asseoir dans mon lit, je ne gère plus du tout. J'appelle les sage-femmes, je veux la péridurale. Je demande, en attendant l'anesthésiste, d'aller aux toilettes. Les sage-femmes me répondent qu'il va falloir que je fasse pipi dans le bac récupérateur des eaux. Ce que je fais malgré ma pudeur. Tant pis, c'est leur métier, elles doivent voir ça tous les jours. L'anesthésiste arrive enfin, j'ai envie de pleurer tellement j'ai mal. Je ne suis même pas stressée par la pose de la péridurale, je veux qu'on me soulage. L'anesthésiste est vraiment très sympa et quelque peu porté sur l'humour. L'élève sage-femme me tient les mains, la pose se passe sans problème, je n'ai rien senti. L'Homme entre dans la salle, l'anesthésiste lui demande de patienter quelques minutes dans le couloir. Il m'injecte la première dose et après une dernière contraction douloureuse je suis totalement soulagée, je ne sens plus rien jusqu'à ma poitrine. L'Homme entre à nouveau dans la salle en me lançant un "Finalement, tu as pris la péridurale...".

16h: nouveau toucher vaginal, je suis à 6 centimètres. Je trouve que ça va très vite, pour moi si ça continue ainsi à 18h j'aurais accouché. L'Homme va prévenir l'ami qui attends dans le couloir. Nous sommes tous très optimistes.

17h30: Le col est totalement effacé. Oui, mais problème, le Bébé est loin, très loin d'être engagé. La sage-femme m'explique que l'on va attendre encore deux heures et si ça ne bouge pas, on passe en césarienne. J'ai un pic de stress. Je ne veux pas passer par la césarienne après tout le mal qu'on s'est donné le Bébé et moi depuis deux jours. Tous les quarts d'heure, la sage-femme m'examine, rien ne bouge. Elle me place une sonde urinaire afin de vider ma vessie pour facilité la possible introduction de la tête du Petit Prince dans mon bassin. Puis à 19h25, l'équipe médicale me mets en place et décide d'essayer de me faire pousser. Je pousse de toutes mes forces, je regarde l'Homme qui me fait un petit signe de tête et un sourire et j'entends la sage-femme annoncer: "Il descends!" . J'étais trop heureuse d'y arriver. La puéricultrice, adorable, m'a beaucoup aidé et épaulé. Elle a même appris à l'Homme a manipulé correctement le brumisateur (petit moment drôle après cette journée fatigante!) . Une demi heure de poussée plus tard, la péridurale commence à ne plus faire effet... je ressens tout, même l'épisiotomie. Il ne reste que 2 petits centimètres au Petit Prince avant de sortir, mais c'était les deux centimètres les plus longs de cet accouchement. Le médecin de garde décide de placer la ventouse. Ce qui m'a fait très mal mais je ne sais pas pourquoi comme c'est censé être indolore... Je dis au gynécologue que je n'en peux plus, que j'en ai marre et que j'ai mal. Il m'encourage "Il est bientot là, plus qu'une poussée!" Je m'exécute, il tire fort sur la ventouse. Ce qui impressionne l'Homme. Puis la sage femme me dit de ne plus pousser, il est là. Il est 20h15. On me pose le Petit Prince sur le ventre et une vague de bonheur nous envahit, son père et moi.

Voilà le long récit de 29 heures de travail, deux jours à la maternité, deux tampons, une perf, une péridurale, une sonde urinaire, une épisiotomie, une ventouse 45 minutes de poussée et 3kg630 et 52 cm de bonheur. Le Petit Prince est né.

Récit de mon accouchement n°3: Jour J
Tag(s) : #maternité

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